Entre deux jeux AAA, nous on aime bien se replonger dans du bon jeu d'antan. Parfois on se lance dans des compiles retro, et parfois comme c'est le cas aujourd'hui, on trouve un tout nouveau jeu qui s'inspire de ces jeux. Le studio Labs Works, connu pour leur précédent titre Astalon, nous revient aujourd'hui avec un jeu toujours édité par Dangen Entertainment : Lovish. Terminé le metroidvania : on revient aux fondamentaux.

Disponibilité et conditions du test
Lovish est sorti le 04/02/2026 sur PC (Steam), Switch (compatible Switch 2), PS5 et Xbox Series (le site Xbox affiche une compatibilité Xbox One). Nous avons testé le jeu dans sa version Playstation 5 à l'aide d'un code fourni en avance par l'éditeur. A noter que pour les indécis, il existe une démo prologue du jeu (ce prologue est aussi à débloquer dans le jeu complet) disponible sur Steam.
Lovish tender Lovish true
Dans Lovish, vous incarnez Salomon, un jeune guerrier qui part avec ses amis sauver la princesse Tsuna des griffes du terrible seigneur démoniaque. Mais arrivé devant les portes du château, il a soudain une pensée : Et si après être délivrée la princesse tombait amoureuse de quelqu'un d'autre que lui ? Salomon décide alors de planter ses amis et d'aller seul la sauver. Pour ce faire, il devra traverser 70 niveaux de base ainsi qu'une vingtaine d'autres niveaux bonus avant d'affronter le malin. Mais l'aventure de Salomon ne sera pas de tout repos, ces niveaux - bien que petits - sont remplis de pièges en tout genre. Si 1001 Spikes de Nicalis est une référence avouée des développeurs (aux côtés de N++ et Bubble Bobble), ce n'est pas pour rien. Si le studio se défends d'avoir joué au jeu, il est difficile également de ne pas voir un lien de parenté avec le jeu de Tecmo : Solomon's Key (parfois appelé Solomon's Club). Comme dans ce dernier d'ailleurs, chacun des 90 niveaux du jeu apparait entièrement à l'écran, rappelant l'époque bénie des jeux de plateforme à écran dont Bubble Bobble est un des meilleurs représentant. Dans chacun des niveaux du jeu, il sera question de se diriger jusqu'à la porte de sortie et de l'emprunter. Fastoche ? Pas si sûr, car il faudra parfois trouver le moyen de l'ouvrir auparavant par exemple en trouvant la clef. Le jeu arrive à se renouveler régulièrement en apportant de nouvelles mécaniques et adversaires. On ne s'ennuie jamais dans Lovish, et on se prend au jeu du die & retry en sifflotant cette incroyable bande son retro chiptunes.

L'amour encore toujours
Si terminer un niveau de Lovish est déjà parfois une gageure en soit, leu jeu incite bien évidemment à y retourner encore et encore jusqu'à maîtriser les niveaux parfaitement. En effet, outre le simple fait de terminer les niveaux, un but alternatif va petit à petit venir vous inciter à tout refaire avec des conditions spécifiques afin de récolter toutes les couronnes du jeu. Il sera ainsi question de trouver dans chaque niveau une couronne cachée (et parfois très bien), de terminer plus rapidement qu'un par de temps imposé et enfin de réussir à passer la porte sans avoir tué le moindre ennemi. En plus des couronnes, d'autres éléments incitent à rejouer les niveaux : l'argent et les cœurs. Un peu partout dans les niveaux, il est possible de récolter quelques pièces d'or très utiles pour acheter des objets d'améliorations à la boutique locale. Quant aux cœurs, chaque essai infructueux vous en fait perdre un, mais parfois certaines victoires aussi, en fonction d'évènements aléatoires qui interviennent après chaque niveau. Certains sont de simples scénettes amusantes (au passage on note que le jeu est traduit en français et en plein d'autres langues), mais d'autres apportent un peu de gameplay. On débloque d'ailleurs à un moment un objet permettant de consulter les réseaux sociaux du personnage qui liste ainsi tous les pnj rencontrés comme un pokédex. On notera beaucoup de clin d'œil à d'autres jeux dans ces séquences (mais aussi dans certains niveaux du jeu). Si vous avez peur de ce qui se passe si vos points cœur tombent en dessous de zéro, ne vous en faites pas : le jeu n'est pas punitif. Toutefois ne perdez pas une occasion d'en regagner, si la fin du jeu indique votre score ce n'est peut-être pas pour rien.
Le combattant de l'amour
Niveau gameplay, Solomon se dirige globalement avec aisance. Certes il ne saute pas bien haut, mais il sait réagir à la moindre impulsion. Le seul bémol rencontré est qu'il arrive un peu trop souvent de se cogner contre le plafond quand on essaye de sauter à la verticale dans des passages étroits d'une seule case et de mourir bêtement à cause de ça. A l'inverse, le jeu est extrêmement permissif sur le débordement de plateforme avant de sauter, allant même permettre des sauts généralement impossibles dans la plupart jeux. Solomon ne saute pas bien haut, mais par contre il arrive à de belles distances à l'horizontale. En plus du saut il sait donner un petit coup d'épée. Attention toutefois, la majorité des ennemis nécessitent plusieurs coups avant de trépasser. A force d'achats dans la boutique, de nouveaux mouvements seront disponibles pour plus de mobilité. Non seulement ce sera l'occasion de terminer les niveaux plus rapidement, mais cela permettra également d'accéder à des endroits autrement inaccessibles. Le jeu peut sembler difficile au premier abord, mais à force d'apprentissage et de maîtrise, la magie du die & retry fonctionne et on avance petit à petit dans le jeu. Pour un joueur un minimum habitué au genre, il faut compter une dizaine d'heures pour le 100%. (On n'en est pas encore là mais pas très loin non plus).

Mon avis à moi
Lovish est un pur jeu à l'ancienne agrémenté du confort d'un jeu moderne. Avec ses innombrables clins d'œil, son humour adorable, ses musiques entêtantes et ses graphismes 18 bits fleurant bon la nostalgie il sait comment vous captiver. Si vous avez quelques heures devant vous et que le charme du pixel agit sur vous n'hésitez pas un seul instant.

A qui s'adresse Lovish ?
- Aux amoureux du pixel 8 bits
- A ceux qui aiment le défi (mais juste ce qu'il faut)
- A ceux qui aiment la dérision
A qui ne s'adresse pas Lovish ?
- A ceux qui ne jurent que par les AAA
- A ceux qui n'aiment que le style 16 bits (bouh!)
- A ceux qui s'attendent à un metroidvania comme Astalon
Test réalisé par Kelanflyter

